Les Cosaques du Bandolou

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 Mémoires de Karl Fiodorovitch Baggovout, Lieutenant Général de l'armée russe

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Marc S
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MessageSujet: Mémoires de Karl Fiodorovitch Baggovout, Lieutenant Général de l'armée russe   Jeu 1 Nov - 20:06



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Marc S
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MessageSujet: Re: Mémoires de Karl Fiodorovitch Baggovout, Lieutenant Général de l'armée russe   Jeu 1 Nov - 20:08

6 septembre 1812. A quelques 110 verstes de Moscou, la nuit est tombée sur le village de Borodino. Les feux des bivouacs français couvrent la plaine à l’Ouest. Les troupes de l’Ogre sont devant nous… Aujourd’hui elles ont pris la redoute de Schivardino, demain nous les enverront en enfer !



Je viens de renter de la réunion du grand État-major. Le Généralissime Kutusov, nous a lu une lettre de Sa Majesté l’Empereur. Nous portons tous les espoirs de la Saint Russie. Nous devons stopper la marche en avant des Français. Plus question de reculer. Plus question de céder un pouce de terrain. La terre ne doit plus bruler. Le feu dans nos cœurs doit seul rester.



Tout à l’heure je ferai le tour des mes troupes. Mes braves recevront une ration de vodka. Je les haranguerai. Je leur dirai combien le Tsar compte sur Nous. Que leurs filles, leurs femmes, leur père, leur Dieu croient en eux. Demain il faut qu’ils soient de Bronze, d’Acier, de Feu ! Et nous vaincrons !

Longue vie à l’Empereur !

Pour Dieu et la Sainte Russie !
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el mikado
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MessageSujet: Re: Mémoires de Karl Fiodorovitch Baggovout, Lieutenant Général de l'armée russe   Dim 4 Nov - 0:52

c'est beau comme l'antique, je vais verser une larme, si, si......./
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Marc S
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MessageSujet: Re: Mémoires de Karl Fiodorovitch Baggovout, Lieutenant Général de l'armée russe   Lun 5 Nov - 13:36

7 heures. Le brouillard vient de se lever. Devant moi la 17ème division aux ordres du Général Olsuviev III placé à gauche de la Kolotza en aval de Maldoselo.



La 4ème division, aux ordres du Prince de Wurtemberg, est placée derrière Maldoselo. Le village est occupé par la brigade de Jager de la Milice de Moscou. Je vois au deuxième plan, les troupes d’Ostermann devant le gué de Selo Novoie. Aucun français n’est proche de nous. Se découpant dans le lointain, sur les hauteurs à gauche de Besubovo, de la cavalerie française qui semble toutefois en nombre élevé. Le canon français tonne du coté de Borodino et plus loin vers Seyemenovski.



Dans ce contexte, les ordres du Général Kutusov sont simples : « Platov doit reconnaitre l’autre rive de la Kolotza pour voir ce qu’il en est réellement pendant que mon corps assure la défense sur la Kolotza pour permettre à Orstermann de se porter en appuie de Dokhtourov. »

La bataille peut commencer.

Dieu préserve la Saint Russie !


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Marc S
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MessageSujet: Re: Mémoires de Karl Fiodorovitch Baggovout, Lieutenant Général de l'armée russe   Lun 5 Nov - 19:08

Les cosaques de Platov ont commencé à franchir les ponts du coté de Maldoselo… Léger embouteillage… Trop de motivation… 7 stonias et seulement deux ponts… Devant une telle « précipitation » l’artillerie à cheval restera sur place, elle passera les ponts avec une heure de retard !



De l’autre coté la Division d’ Olsuviev a en même temps débuté son mouvement suivi par la cavalerie d’Ouvarov.



Des cavaliers français remontent les rives de la Kolotza… surement à la recherche des gués. Belle occasion pour tester nos capacités de tir à la cible.


La masse de cavalerie devant nous est réellement importante. Elle est appuyée par au moins une division d’infanterie. L’ensemble se dirige vers la rivière.

Cela retarde un peu nos mouvements. . En accord avec le général Barclay de Tolly, je maintiens la division du Prince de Wurtemberg derrière Madoselo au lieu de l’envoyer tenir le pont de Sacharino. Une division d’Ostermann devra rester sur place jusqu’à ce qu’on ait éclairci la situation. Nous en avons déjà envoyé une autre vers Bordodino. Il faudra qu’ils s’en contentent pour l’heure !


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MessageSujet: Re: Mémoires de Karl Fiodorovitch Baggovout, Lieutenant Général de l'armée russe   Lun 5 Nov - 19:55

7h30. Les troupes d’Olsuviev tiennent maintenant le gué de Selo Novoie et l’artillerie se déploie sur cette position centrale.



Une partie des cosaques longent Staroseylo et se dirigent vers le bois devant Besubovo.
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MessageSujet: Re: Mémoires de Karl Fiodorovitch Baggovout, Lieutenant Général de l'armée russe   Lun 5 Nov - 22:40

8 heures. Une brigade de légers français débouche du bois devant Besubovo. Elle avance en flaquant une batterie d’artillerie légère qui longe le bois. De l’autre coté de la batterie, l’autre brigade d’infanterie suit.



L’information me parvient, c’est la division de Delzons. C’est donc le corps du Prince Eugène. Si mes renseignements sont toujours valables, il est à la tête, outre la Garde Italienne, de deux divisions d’infanterie et de deux divisions de cavalerie légère. Non… Il y a devant moi trop de cavalerie pour ce seul corps. D’autant qu’en regardant bien, ce sont des Italiens qui mène l’attaque contre la droite de Bordodino.



Qui renforce donc le fils adoptif de l’Empereur ? Le corps de Grouchy ? Tout çà est bien trop imposant pour une simple diversion


Les cosaques de Platov vont avoir fort à faire. Outre la division d’infanterie de Delzons, il semblerait qu’une unité de cavalerie se dirige derrière le bois pour leur fermer le passage.



Mais visiblement, Platov n’en a cure. Bien au contraire, d’un coté il commence à regrouper deux brigades de cosaque avec lui pour bousculer les régiments français ! Et de l’autre, ses stonias atteignent la lisière du bois. Ces cosaques n'ont aucun respect pour les règles de la guerre !




Après un nouvel entretien avec le général Barclay de Tolly, nous prenons la décision de demander aux deux premières brigades du Prince de Wurtenberg, d’aller remplacer celles de Ostermann sur le Pont de Sacharino… le reste suivra d’ici peu, les cosaques se chargerons bien d’empêcher toute avancée vers Maldoselo.




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MessageSujet: Re: Mémoires de Karl Fiodorovitch Baggovout, Lieutenant Général de l'armée russe   Lun 5 Nov - 23:04

8h30. Les cosaques étant proches, les français en lisière du bois se mettent en carré. Derrière le bois, leur unité de cavalerie se met en ligne.



Platov toujours imperturbable forme sa double brigade.



Premiers échanges d’artillerie sans conséquence.

La division du Prince de Wurtenberg n’a toujours pas rejoint son objectif. Celle de Bakmetiev commence toutefois à se mettre en marche, la cavalerie légère de la Garde commandée par le général Ouvarov ayant pris position derrière le pont de Sacharino.


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MessageSujet: Re: Mémoires de Karl Fiodorovitch Baggovout, Lieutenant Général de l'armée russe   Lun 5 Nov - 23:09

9 heures. Sous la menace de la masse de cosaques regroupée par Platov, les français forment un deuxième carré à droite de leur artillerie.



Je masse la plus grande partie de mon artillerie à coté du gué de Selo Novoie pour à la fois interdire ce passage aux français et appuyer l’attaque des cosaques de Platov.



Echanges d’artillerie nourris. Les français du carré à gauche de la batterie en payent un lourd tribut. J’apprendrais plus tard qu’il s’agissait du 96ème et du 102ème de ligne de la Brigade Plauzonne. Notre feu redouble. Le général Delzons vient pour soutenir le moral de ses troupes. Bien mal lui en prend. Un boulet l’emporte. C’en est trop pour la brigade. Le carré déroute laissant l’artillerie fort exposée.



Une unité cosaque croit voire là sa chance. Elle charge la batterie. Mais le feu du carré dans le bois la met elle aussi en déroute.
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MessageSujet: Re: Mémoires de Karl Fiodorovitch Baggovout, Lieutenant Général de l'armée russe   Lun 5 Nov - 23:17

9h30. Les chasseurs italiens de Villata pour protéger la batterie, attaque les cosaques commandés par Platov. Lors de la charge, sous le feu de la batterie française, Platov est légèrement blessé. Une des unités cosaques déroute sous ce feu, alors que l’autre continue sa charge. L’engagement est de courte durée et fait autant de perte de chaque coté. Les cosaques se retirent laissant le terrain au français.



Une mauvaise nouvelle n’arrivant jamais seule, c’est à ce moment que me parvient un message très désagréable. J’ai du mal à croire ce que me dit mon aide de camp. Je le lui arrache des mains. C’est pourtant vrai. Le corps de cavalerie qui soutient l’attaque d’Eugène, a été identifié par les cosaques. Et ce sans aucun doute possible. L’Empereur a confié à Eugène, la cavalerie légère de la Garde sous le commandement du général Rapp. Les chasseurs à cheval sont en train de sortir du bois, les cosaques ayant prestement reflué à leur vue. Les lanciers rouges et les dragons de l’Impératrice sont de l’autre coté du bois. Aucun doute… Je les vois désormais à la lunette.





Jamais les cosaques n’arriveront à stopper ces furieux. Moment d’angoisse… Où est Ouvarov… Lui seul peut rétablir la situation. Je lui fais porter le message de rejoindre au plus tôt Maldoselo et de faire ce qu’il faut pour stopper ces furieux dans les parages du village. Que Dieu nous vienne en aide !


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MessageSujet: Re: Mémoires de Karl Fiodorovitch Baggovout, Lieutenant Général de l'armée russe   Lun 5 Nov - 23:25

Les Chasseurs à cheval italiens se sont trop avancés. Notre artillerie vient de leur expliquer ce que cela en coute… Ils ne reviendront plus.

Les Lanciers Rouges les remplacent.



Ouvarov se porte vers Maldoselo. Les cosaques essayent de refluer en ordre…


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MessageSujet: Re: Mémoires de Karl Fiodorovitch Baggovout, Lieutenant Général de l'armée russe   Mar 6 Nov - 0:06

Les Lanciers rouges subissent le même sort que les italiens... Rapp est grièvement blessé... Les Lanciers déroutent.

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MessageSujet: Re: Mémoires de Karl Fiodorovitch Baggovout, Lieutenant Général de l'armée russe   Mar 6 Nov - 0:31

A suivre...


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pzkarl
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MessageSujet: Re: Mémoires de Karl Fiodorovitch Baggovout, Lieutenant Général de l'armée russe   Mar 6 Nov - 0:34

Compte rendu trés agréable à lire... et à regarder. on s'y croirait... et en fait on y était... mais plus à gauche....

KOUTOUSOV
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Marc S
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MessageSujet: Re: Mémoires de Karl Fiodorovitch Baggovout, Lieutenant Général de l'armée russe   Mar 6 Nov - 0:40

Et que c'est il passé plus à gauche ???

A vous lire, cher Général en Chef !
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cedric mas
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MessageSujet: Re: Mémoires de Karl Fiodorovitch Baggovout, Lieutenant Général de l'armée russe   Mar 6 Nov - 0:47

splendide compte-rendu !

Je comprend mieux le sort de ce pauvre Rapp...

CM

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MessageSujet: Re: Mémoires de Karl Fiodorovitch Baggovout, Lieutenant Général de l'armée russe   Jeu 8 Nov - 1:35

Les Français ont l’air de vouloir malgré leurs revers accroitre la pression sur la Kolotza. En face du pont de Sacharino, la cavalerie française se met en position pour tenter de nous bousculer. Mais la position de Wurtemberg parait solide.



Vers Staroseylo, les Chasseurs à cheval de la Garde avancent, leur flanc protégé par le carré qui sort du bois. Le reste de la cavalerie de la Garde tente de les rejoindre en se servant de la protection du bois.

Platov est de retour. Il réorganise les cosaques en déroute. De son coté, Ouvarov prend position derrière les ponts de Maldoselo. L’hémorragie semble rétablie.


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MessageSujet: Re: Mémoires de Karl Fiodorovitch Baggovout, Lieutenant Général de l'armée russe   Jeu 8 Nov - 1:37

11h30. J’observe les mouvements français attentivement depuis quelques minutes. Je note un flottement chez les français… Les Chasseurs à Cheval de la Garde sont toujours isolés, avec toujours un seul carré pour les appuyer… Il me semble que si nos canons franchissaient la Kolotza nous pourrions renverser la situation et bousculer les français… Plus de doute, c’est le bon moment… j’envoie un message dans ce sens à Kutusov et à Barclay de Tolly. Olsuviev va passer avec sa division, Ouvarov l’appuiera en venant de Maldoselo.



12H30. Les français reculent vers Staroseylo et renoncent à l’offensive sur le pont de Sacharino. Olsuviev et Ouvarov prennent pied sur l’autre rive de la Kolotza. Message à Kutusov « nous poursuivons ».
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MessageSujet: Re: Mémoires de Karl Fiodorovitch Baggovout, Lieutenant Général de l'armée russe   Jeu 8 Nov - 1:43



13h. Sous le feu de notre artillerie, le carré qui protégeait le flanc des chasseurs à cheval, déroute. L’autre carré craque dans la demi-heure qui suit sous le feu de notre infanterie. Mon choix était le bon. Les français offre visiblement une faible résistance à notre avance. Message à Kutusov « L’aile gauche française est en déroute »










Les cosaques échouent dans leur nouvelle offensive sur l’artillerie. Les mousquetaires attaquent eux l’artillerie à cheval de la Garde mais doivent se retirer.



Devant la faiblesse générale des français, les cosaques emmenés par Platov attaque à notre extrème gauche les Dragons de la Garde Italienne, les mêmes qui s’était mis en position de passer le pont de Sacharino.



De leur coté, les hussards d’Elizabethgrad aux ordres de Olsuviev tentent d’attaquer ce qu’il reste des lanciers Rouges mais les Dragons de l’Impératrice interviennent pour sauver la situation de ceux-ci. Appuyés par l’artillerie et l’infanterie, les Hussards contraignent les dragons à se retirer. Les cosaques motivés par Platov forcent eux aussi les Dragons à se retirer !



La victoire est à notre portée…








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MessageSujet: Re: Mémoires de Karl Fiodorovitch Baggovout, Lieutenant Général de l'armée russe   Jeu 8 Nov - 1:47

Fin de la partie... faute de temps nous ne saurons jamais si Baggovout aurait pu changer le cours de l'histoire en balayant Eugène, puis Davout, puis...

Twisted Evil Twisted Evil Twisted Evil Twisted Evil Twisted Evil Twisted Evil


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MessageSujet: Re: Mémoires de Karl Fiodorovitch Baggovout, Lieutenant Général de l'armée russe   Jeu 8 Nov - 1:54

Retour à la grande Histoire... (pour ceux que çà intéresse)

Ce jour là, le 7 septembre 1812, pour sa vaillance au cours des combats à la bataille de Borodino, le général Baggovout fut inscrit à l'Ordre Impérial Saint-Alexandre Nevski.

Mais il fut tué à la bataille de Winkowo, le 18 octobre 1812, par un boulet de canon tiré par l'artillerie française, avant de recevoir cette distinction.

... Et Dieu par l'hiver sauva la Sainte Russie !
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pzkarl
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MessageSujet: Re: Mémoires de Karl Fiodorovitch Baggovout, Lieutenant Général de l'armée russe   Jeu 8 Nov - 12:00

Quelle épopée! On s'y croirait vraiment... C'est presque Homère et l'Odyssée!
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Theodoros
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MessageSujet: Re: Mémoires de Karl Fiodorovitch Baggovout, Lieutenant Général de l'armée russe   Ven 9 Nov - 21:00

Et maintenant le rapport d'Eugène à l'Empereur, le 7 au soir...


de S.A.I. le Prince Eugène Napoléon
Cdt le IVe Corps de la Grande Armée
QG de Borodino, septembre 1812 le 7 à 9 heures de relevée
à Sa Majesté l’Empereur Napoléon I°
en son GQG près de Chewardino
Sire,
D’après les ordres que me donna Votre Majesté j’avais disposé le IVe
corps d’armée de la Kolocha vis-à-vis Borodino pour sa droite, à
Bessubowo pour sa gauche. Je devais dans le principe m’emparer de
Borodino et déployer une grande batterie au-dessus pour aider le
maréchal Davout dans son attaque de la Grande Redoute, mais aussi
donner de l’inquiétude à l’ennemi sur sa droite et venir, entre ces
deux objectifs, border la Kolocha pour y fixer le plus de Russes possible.
Je disposai en conséquence la division Broussier, encadrant quatre
batteries, vis-à-vis Borodino. La division Delzons vers Bessubowo,
devant s’emparer du bois sous Staroyeselo puis s’avancer vers
Maldoselo. La cavalerie sous d’Ornano devait relier mes deux ailes
entre-elles et rechercher des gués sur la Kolocha.
Et elle en trouvera !
Mais aussi dès le brouillard levé point besoin de cavalerie pour
distinguer le formidable déploiement ennemi en face des en rapport
faibles forces montrées par le IVe corps. Il y avait là trois corps russes
d’infanterie et quatre de cavalerie dont celui des Cosaques de Platov
et la cavalerie de la Garde d’Ouvarov comme j’ai pu m’en convaincre
plus tard. Deux cents pièces de canon dont un tiers de position de 12 £
interdisaient l’approche de la Kolocha.
Mais mes braves ne s’arrêtèrent pas à les compter. Electrisés par la
lecture de la proclamation de Votre Majesté ils réclamaient à grands
cris l’ordre d’attaquer, tel qu’il était prévu, mais que je dus rapporter
en vertu d’un nouvel ordre que me porta le Général Rapp de votre part.
Cet ordre stipulait que l’honneur d’enlever Borodino avait été confié
au 111e de Ligne de la division Compans du I° corps du maréchal
Davout. J’eus toutes les peines du monde à retenir la Brigade de
Sivray qui croisait déjà la baïonnette pour s’emparer de ce village !
Le général Rapp m’amenait aussi trois régiments de cavalerie de la
Garde avec une batterie. Je lui confiai le commandement de ma
gauche et le dirigeai aussitôt à l’appui du général Delzons, alors
menaçé par des hordes de Cosaques.
Ces magnifiques régiments firent avec abnégation un travail ingrat,
obligés par l’énorme puissance de feu de l’artillerie ennemie qui
bordait la Kolocha à cheminer à travers bois sans pouvoir croiser le
sabre avec leur méprisable ennemi qui sans eux nous tournait.
Entre-temps le général Delzons avait logé une de ses brigades dans le
bois et avançait en plaine avec l’autre, encadrant son artillerie au
milieu de nuées de Cosaques qui ne disparaissaient que pour faire
place aux boulets qui tombaient alors drus et faisaient des
pertes ,malgré la distance, par suites des centaines de ricochets. L’un
d’eux fut malheureusement fatal au brave Delzons. Son frère et son
aide de camp, qui démontèrent pour l’assister furent à leur tour
moissonnés sans rémission. Le général mourut au milieu de ses braves.
Exaspéré par cette vision et par la lenteur de la progression de ses
cavaliers dans le bois, le général Rapp crut pouvoir profiter du fait
que l’artillerie ennemie avait reporté son feu sur mon centre, et il se
jeta vers Maldosélo à la tête des Lanciers Rouges qu’il avait conservés
dans sa main. Mal lui en prit. Avec une réactivité déconcertante une
cinquantaine de pièces ennemies pivotèrent au loin et cueillirent pour
ainsi dire au vol les lanciers en pleine carrière, abattant à leur tête
leur digne général qui fut sérieusement blessé. Ses braves le tirèrent
des masses cosaques qui déjà se refermaient sur lui, avides de butin.
J’ai aussitôt dépêché mon chirurgien personnel au chevet du général
Rapp et puis rassurer Votre Majesté à son sujet car ses jours ne sont pas
en danger et sa blessure ne sera bientôt qu’un témoignage de plus de
son dévouement et de son courage au service de Votre Majesté.
Cependant, la perte presque simultanée de deux si distingués
généraux ne resta pas sans influencer la troupe qui marqua un temps
d’arrêt au coin de ce bois funeste ou se croisaient des centaines de
boulets.
Il fallut ronger son frein et attendre que les Chasseurs à Cheval de
votre Garde débouchent du bois à gauche de l’infanterie pour que
l’ensemble s’avance derechef sur Staroyeselo et Maldoselo, chassant
devant eux les masses cosaques qui commençaient déjà à repasser les
ponts, tandis que sur l’autre rive se dessinaient clairement des
mouvement des trois armes jetées en hâte vers ces passages qu’à
l’évidence les Russes craignaient fort de nous voir enlever.
Entre-temps et sur ma droite le brave Broussier mordait son sabre
d’impatience tandis que la grande batterie foudroyait les forces russes
qui tenaient Borodino, les forçant à l’évacuer. Le chemin était ouvert
pour le 111e de ligne... qui ne parut pas, cloué dans un bosquet par
l’artillerie ennemie qui l’empêchait d’en sortir et tenait à distance le
maréchal Davout. Trois batteries depuis la droite de Borodino et trois
depuis la gauche se croisaient devant le village pour en interdire
l’approche, tandis que deux autres encore, à mi-chemin de Zatarski,
tentaient d’enfiler ma grande batterie par sa gauche.
Le secteur était un véritable nid à boulets et une batterie italienne,
trop abîmée, dut quitter la ligne de feu. Je la fis remplacer par une
française et mes admirables canonniers fournirent littéralement une
charge d’artillerie. Elle fut aussi rendue possible grâce au dévouement
de la brigade Alméras que le général Broussier porta littéralement en
«plastron» pour détourner le feu des batteries russes de gauche tout
en masquant l’avance de mes batteries de 12 £. Entre-temps l’artillerie
à cheval, portée à droite du village, prenait de flanc à courte portée
les adversaires du maréchal Davout qui put ainsi enfin progresser.
Sans que l’ennemi ait eu le temps de se reconnaître, la brigade
Alméras démasqua mes 12 £ promptement renforcés de l’artillerie de
Broussier et de celle à cheval de la Garde revenant de sa victorieuse
intervention en faveur de Davout. L’ennemi se tourna vers nous,
menaçant, et avança ses bataillons. Il me fallait flanquer mes
artilleurs en tenant Borodino que le 111e de ligne ne pouvait
décidément enlever. Je pris sur moi de le faire à sa place et ordonnais
à la brigade de Sivray de l’occuper. On ne peut décrire l’enthousiasme
des hommes, si longtemps immobiles sous le canon russe, lorsqu’ils
purent enfin s’avancer.
Ce fut un véritable torrent que l’ennemi ne tenta pas même d’arrêter.
Cela eut été en vain. Bientôt le drapeau tricolore flotta sur le plus
haut édifice de la ville tandis que les cris répétés de «Vive l’Empereur»
couvraient même le tonnerre des deux cents bouches à feu des deux
camps qui labouraient le secteur. Au même moment une autre
clameur nous répondit. Le maréchal Davout venait de s’emparer de la
Grande Redoute. La victoire de Votre Majesté se dessinait selon le plan.
Il fallait cependant encore en convaincre l’ennemi car il ne s’avouait
pas vaincu et massait des forces considérables face au maréchal
Davout qui n’avançait qu’avec peine, et face à Borodino qu’il
menaçait de reprendre. C’est à ce moment que l’on m’annonça le
renfort de la brigade de Jeune Garde que votre Majesté m’envoyait.
Je la fis aussitôt passer par Borodino et se disposer devant, prolongeant
la gauche du maréchal Davout. J’avais au préalable fait courir
les rangs par mes aides de camp qui criaient en passant au galop «La
Garde arrive !», suscitant un enthousiasme renouvelé parmi la troupe
qui sait que cette annonce précède toujours de peu la victoire.
Je m’attachais alors à la préparer, dirigeant moi-même les feux de
ma grande batterie dont les tirs à courte portée ravageaient
affreusement les flancs ennemis, s’attachant à détruire l’une après
l’autre les unités opposées aux fantassins du maréchal Davout qui,
littéralement, occupaient sans combattre leurs places au fur et à
mesure que les fantassins russes tombaient morts. Le courage inerte de
ces masses portées jusque sous la gueule de mes canons force le respect,
et tout être humain ne peut que frémir à la vue d’un tel sacrifice, total
car il leur coûtait la vie, mais inutile car il fut vain.
Longtemps nous canonnâmes dans la fumée qui masquait le désastre
ennemi. Puis je fis cesser le feu pour ne pas tirer sur la jeune Garde qui
s’avançait, flanquant le maréchal Davout. Lorsque nous pûmes à
nouveau distinguer le champ de bataille, il était littéralement
couvert de fantassins russes morts ou blessés, horriblement mutilés, sur
tout l’espace battu par mes pièces, dont je reportais le feu plus à
gauche, soulageant la brigade Alméras qui glissa en direction de
Zatarski que l’ennemi ne tenait plus. Le combat cessait faute de
combattants ennemis.
Il me reste à parler de la fin des combats sur mon aile gauche. Son
avance victorieuse sur Maldosélo avait atteint son but en y fixant de
nombreux ennemis. La bataille étant gagnée au centre, Votre Majesté ,
pour éviter des pertes inutiles, m’envoya l’ordre de ramener ces forces
sur Borodino et je les rappelai. L’ennemi qui jusque-là fuyait devant
elles s’enhardit en rapport, d’autant qu’il avait reçu des renforts des
trois armes, dont la cavalerie de la Garde, comme dit plus haut.
La témérité succédant à la lâcheté, ces sauvages se jetèrent sur
l’artillerie que, par suite d’un ordre mal compris, l’infanterie de
Plauzonne -ce général venant aussi d’être tué- laissa sans soutien.
Encore dans le trouble de la vue du général Rapp qu’ils adorent,
emporté sanglant au milieu des boulets et des unités en repli sur
ordre, les artilleurs à cheval de la Garde, tubes vides car se préparant
à atteler, furent surpris par des masses de Cosaques surgissant tout
soudain en hurlant d’un repli de terrain.
Pas le temps de recharger les tubes, ni de se retirer avec, ne voulant les
abandonner nos braves artilleurs se saisissent qui de son sabre, qui
d’une barre à mine, qui d’un refouloir, et tiennent tête aux barbares
qui les entourent en poussant des cris de victoire... qui se transforment
bien vite en cris de douleur, puis en hurlements de terreur à
l’approche des Dragons de la Garde qui viennent au secours de leurs
artilleurs et mettent les Cosaques en fuite.
D’autres les remplacent cependant en nombre tel que l’horizon en
était couvert, bienfait qui mettait fin aux tirs incessants jusque-là des
nombreuses batteries de la Kolocha. Les nôtres acceptent ce combat
d’autant plus inégal que s’y joignent alors la cavalerie de la Garde
d’Ouvarov, de l’infanterie et de l’artillerie. Mais la réputation des
Dragons de l’Impératrice n’est pas surfaite, ils tiennent bon, jusqu’à ce
que, la mort dans l’âme, ils sont contraints de reculer pour respecter
leurs ordres.
Ces retraites s’opèrent alors dans l’ordre le plus parfait, sous la
protection des Dragons de la Garde Royale qui viennent en soutien de
ceux de la Garde Impériale. Les deux Gardes de Votre Majesté font
assaut de valeur. Pas un prisonnier, pas un canon, pas une voiture, ne
sont laissés en arrière... et de guerre lasse les barbares s’arrêtent,
conscients aussi du danger auxquels ils s’exposeraient en s’éloignant
plus de leurs communications. Et en effet notre armée était entrain de
les saisir sur l’autre rive en marchant sur les cadavres du centre russe,
amoncelés devant mes tubes...
Comme en attestent les uniformes des morts et blessés trouvés sur le
terrain, le IVe corps d’armée de Votre Majesté a eu affaire aux II°, IV°
et VI° corps d’infanterie des Russes, 1°, 2° et 3° corps de cavalerie, et
bien sûr au corps des Cosaques de Platov, ainsi que des Opolchenies.
Deux cents pièces de canon ont joué toute la journée contre lui.
Une telle accumulation de forces comme de circonstances devait
forcément produire de lourdes pertes dans nos rangs. Elles ne sont pas
encore exactement connues mais je pense que le IVe corps à perdu
environ 3.000 de ses braves, dont 500 artilleurs, chiffre élevé pour cette
arme, mais qui s’explique par son engagement en première ligne
contre un nombre double de canons ennemis qu’elle finit malgré tout
par éteindre.
La cavalerie amenée par le général Rapp à perdu 400 hommes, moitié
Lanciers, tombés sous les boulets avec leur chef, moitié Dragons en se
dévouant pour dégager l’artillerie des innombrables hordes cosaques
qui menaçaient de la submerger sous leur nombre.
J’évalue les pertes ennemies occasionnées par les troupes sous mes
ordres de 9 à 12.000 hommes, le plus gros tombé devant Borodino sous
le feu de mon artillerie. Une telle disproportion entre pertes et moyens
déployés de part et d’autre provient du fait que l’infanterie russe jetée
et maintenue devant nos canons était en état d’ivresse prononcée.
J’ai été particulièrement satisfait du général Broussier qui par son
exemple a maintenu la brigade Alméras sous le feu de l’artillerie
lourde ennemie, se faisant rempart pour la nôtre qui décida l’affaire.
Le général Guilleminot, mon chef d’état-major, m’a parfaitement
assisté dans toutes les circonstances du combat.
Mon aide de camp, de La Bédoyère, a très intelligemment guidé jusque
sur la ligne de feu la batterie de renfort qui a remplacé nos pièces
démontées, faisant pencher la balance en notre faveur.
Mille autres enfin qu’il me faudrait tous citer, Français et Italiens,
unis dans le même combat contre la barbarie et pour la gloire et
l’amour de votre Majesté !
Le général Delzons est vivement regretté par tout le IVe corps d’armée.
Dire à Votre Majesté qu’il laisse une femme, quatre enfants et douze
frères sans fortune, dont un a été gravement blessé à ses côtés, c’est
assurer leur avenir.
Eugène Napoléon

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el mikado
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MessageSujet: Re: Mémoires de Karl Fiodorovitch Baggovout, Lieutenant Général de l'armée russe   Mar 13 Nov - 20:35

superbe compte-rendu Marc mes félicitations. Sa majesté l’Empereur sera fière de vous.
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Thierry K'DAL



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MessageSujet: Re: Mémoires de Karl Fiodorovitch Baggovout, Lieutenant Général de l'armée russe   Mer 14 Nov - 20:00

Ah non , le rapport d'Eugène a été fait par le joueur qui manoeuvrait les troupes , c'est à dire Diego MANE.
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MessageSujet: Re: Mémoires de Karl Fiodorovitch Baggovout, Lieutenant Général de l'armée russe   

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Mémoires de Karl Fiodorovitch Baggovout, Lieutenant Général de l'armée russe
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